Atta Sexden
Atta Sexden Presse et médias

Rockstyle

Rockstyle
Parution : Janvier 1998
Tirage : 50 000 ex.
Auteur : Y. Balandret
A Rockstyle, c'est bien connu, on écoute tout ce que l'on reçoit, c'est une règle d'or. C'est parfois un travail fastidieux, mais on découvre parfois des petits joyaux glissés entre deux magazines, et là c'est le top. C'est exactement ce qui est arrivé au CD auto-produit d'Atta Sexden. Quelle fut notre surprise d'écouter un si bon album, parmi les grosses machines à la production qui vaut des millions, et français qui plus est. Atta Sexden n'a pas besoin d'une grosse production pour nous délivrer un album splendide aux sonorités indus, mais beaucoup moins radical que l'indus. Cet apport mélodique est donné par les voix samplés souvent posées au fond alors que la voix lead triturée par les filtres tout comme les grattes bombardent sans défaillance. "Devil Destiny" rampe dans un décor morbide et glauque alors que "Gulp" nous promène dans un univers plus angélique où rigueur et force sont de mise. Une des très bonnes surprises françaises de l'année. Vite une maison de disques pour ce groupe talentueux!


Magic !

Magic !
Parution : Juillet / Août 1997
Tirage : 70 000 ex.
Auteur : J-H Maisonneuve
Originaire d'Angers, Atta Sexden s'est constitué, il y a trois ans, autour de Francis Del Aguila (chant, programmes) et Philippe Maillard (programmes, samples, violon, flûte). Le duo, après plusieurs maquettes, vient de sortir son premier album autoproduit, enregistré dans son propre studio. Musicalement, Captive sonne comme la rencontre de deux mondes, celui de l'électro industriel des Front 242, Young Gods, Front Line Assembly et autres Ministry et de l'atmosphérique sombre, en particulier façon Legendary Pink Dots, d'ailleurs samplé dans From Dust To HB701. Un groupe comme Nerve évolue déjà dans ce registre mais Atta Sexden va plus loin. Par moment, la voix est carrément poussée à son paroxysme et les interventions régulières du violon et de la flûte sont un plus évident. Excepté Concerto, entre Michael Nyman et In The Nursery, qui dénote par rapport au reste, on notera la remarquable cohérence des atmosphères inquiétantes et fascinantes de cet album. Avec Captive, Atta Sexden assure avec réussite la pérennité de l'aventure musicale angevine.


Rage

Rage
Parution : Septembre 1997
Tirage : 50 000 ex.
Auteur : S. Thépaut
Extrêmement puissantes, les compositions de Atta Sexden atteignent souvent, voire dépassent, par la richesse des arrangements, la subtilité des ambiances, Marilyn Manson ou Ministry. Bénéficiant d'une production digne d'un studio pro, "Captive", leur démo 12 titres, est le résumé d'une jeune carrière promise, si quelque justice il y a, à la reconnaissance.
"Adolescent, nous dit Philippe (programmation, guitares, samples), j'écoutais Depeche Mode, Front 242; puis de l'indus: Skinny Puppy, Front Line. Avec Ministry et NIN nous avons découvert les guitares. Je suis également revenu à la musique classique, récemment. Beethoven, surtout. J'adore l'aspect névrosé du compositeur; je suis sûr qu'à notre époque il aurait fait des morceaux indus très puissants. Quant à notre musique, il est difficile de trouver un terme générique adéquat; je dirais que nous faisons de l'indus au sens large."
"Les textes, intervient Francis (voix, samples), sont essentiellement introspectifs, un regard sur soi-même par rapport au monde. Nous parlons aussi de religion, et du chaos, aussi bien géologique que biologique. Notre intérêt pour les fourmis s'inscrit d'ailleurs dans cette réflexion sur le chaos. "Atta Sexden" est le nom d'une race de fourmis (celle de la saga de Bernard Werber). Pour nous, celles-ci, tout comme les termites, ont un mode de fonctionnement que les hommes n'ont pas encore trouvé. L'homme a beaucoup à apprendre, et essentiellement de façon positive, des fourmis. L'on peut également faire des parallèles relativement au pouvoir, à la façon de dominer un peuple. Dans la plupart des textes, nos constats sont assez glauques et négatifs, mais ils sont empreints d'un élan positif, ils ne sont ni moroses ni morbides."
"Beaucoup de ces textes mettent en scène deux personnages, précise Philippe, sortes de Dr Jekyll et Mr Hide. C'est une forme de psychanalyse. Nous ne comprenons véritablement ce que nous avons écrit que quelques années après."
ATTA SEXDEN est jeune et prend son temps. A terme, Philippe et Francis veulent monter leur propre studio, travailler avec d'autres groupes. D'ici là, avant de démarcher les labels vers la fin de l'année, ils s'attelleront à acquérir une légitimité scénique. Lentement, sûrement à l'instar de leurs morceaux complexes et minutieusement ouvragés. Un travail de fourmi?...


BlahBlah (FNAC)

Blah blah
Parution : Octobre 1997
Tirage : 100 000 ex.
Auteur : B. Filipetti
Ce duo angevin, qui définit lui-même sa musique comme de l'indus schizoïde, va en rendre quelques-uns jaloux. Sorti de la cuisse de Jupiter, le groupe n'est pas connu du circuit indus français. On les imagine enfermés dans leur bunker studio, torturant du son, s'interrogeant sans cesse sur l'originalité de leur démarche, la cohérence de leurs audaces visant à faire d'Atta Sexden le pic provocateur de leur introversion. Ces enfants abandonnés, gorgés d'indus, ont fini par perdre les références qui enrichirent Elvis Presley pour produire à leur frais et en parfaite ignorance du business un disque que Trent Reznor aurait signé sur son label Nothing si Atta Sexden n'avait pas été leur ami. Ce disque est beau car il sort des sentiers battus, il est audacieux, il n'est jamais poncif, c'est très puissant.


Rock Sound

Rock Sound
Parution : Décembre 1997
Tirage : 60 000 ex.
Auteur : P. Tad Foulhoux
Fut une époque où les Thugs généraient une certaine émulation sur la région angevine, virus qui s'étendit rapidement à tout l'Hexagone. A en croire Atta Sexden, duo composé de Philippe Maillard et Francis Del Aguila, tout porte à croire que c'est à Hint qu'incombe désormais le statut de fédérateur local. Atta Sexden possède un jeu qui repose essentiellement sur un triptyque samples-programmations-guitares en appui. A la voix d'arriver ensuite à se placer. On pourrait craindre un excès d'ambiances au détriment de morceaux chantés. Atta Sexden jugule son côté expansif en trouvant le juste équilibre. On imagine l'auto-discipline mûrement réfléchie et maîtrisée. Le duo est artistiquement équidistant de Young Gods et Hint, sur un tracé emprunté par les groupes indus-metal. Position précise qui laisse une belle marge de manœuvre (qui?) puisque Atta Sexden tâte du rap sans donner l'impression de sortir de sa trajectoire. Autant de volontarisme et d'obstination mérite largement votre curiosité.


Planete Hard

Planete Hard
Parution : Janvier 1998
Tirage : Distribution FNAC
Auteur : C. Chabert
ATTA SEXDEN, duo angevin créé il y a 3 ans, tire son nom de l'intérêt de leurs 2 fondateurs (Philippe Maillard-samples et Francis Del Aguila-chanteur) pour les fourmis: notamment la race qui illustre la saga de Bernard Werber. Ils définissent leur musique comme de l'indus-schizoïde, mais c'est bien plus que cela, et ce serait rabaisser leur travail que d'essayer de le classifier tant il est riche. Axé autour de samples, l'univers sombre, mélancolique, torturé et inquiétant d'ATTA SEXDEN est renforcé par l'emploi de vocaux alternant le chant clair et saturé. De plus quelques instruments traditionnels font leur apparition: flûtes, violons... et rajoutent une pointe de finesse dans un univers bien chaotique. Alliance de puissance (le son est énorme, bravo la production), d'ambiances macabres et d'arrangements subtils qui feraient pâlir de jalousie Marylin Manson ou A. Jourgensen (Ministry), les compositions d'ATTA SEXDEN étonnent par leur grande maturité. Si certains passages ne sont pas sans rappeler les 2 groupes précités, Francis et Philippe ont bien d'autres influences aussi diverses que Front 242, NIN, In The Nursery (pour l'aspect théâtral) et même Beethoven! Les textes essentiellement introspectifs évoquent la religion, le chaos aussi bien géologique que biologique. Il n'est donc pas surprenant qu'à l'écoute de cet album l'on ressente un certain malaise, car plus qu'une simple suite de chansons, ATTA SEXDEN nous projette dans un univers, SON univers... malsain, riche en émotions, mais toujours subtil. Un voyage au cœur de la douleur, qui vous glace le sang et qui ne peut vous laisser de marbre. Un groupe à suivre (sur scène aussi) parce que original et digne d'intérêt.


Hard Rock Magazine

Hard  Rock Magazine
Parution : Décembre 1997
Tirage : 60 000 ex.
Le sampler est l'instrument principal d'Atta Sexden. Mais que l'on ne se méprenne pas: le duo angevin propose, sur ce premier CD autoproduit, douze titres alliant le clair (flûte, violon) et le saturé (vraies guitares et percussions), repris sur scène par un chanteur, un guitariste et un claviériste. Un mélange bien convaincant.

CD sampler du magazine Hard Rock (Décembre 1997) :

CD sampler Hard Rock Magazine